TRAVAIL DE RECHERCHE ETUDIANT - Clothilde Raux

  Retour

TRAVAIL DE RECHERCHE ETUDIANT - CLOTHILDE RAUX

Bravo à Clothilde, étudiante à l'EDNH en 3ème année de Bachelor Diététique et Nutrition Humaine à Paris !

SUJET : 

Quels sont les impacts de nos consommations et comportements alimentaires sur notre santé et sur l’environnement ?


Introduction

 

 

Le 21ème siècle est un siècle d’évolution et de changements. L’humanité prend conscience de son impact et des conséquences de ses actions. D’après les Nations Unis la population mondiale atteindra 9,7 milliards en 2050. [1] Le défis sera donc de pouvoir nourrir tout le monde avec les ressources qui seront à notre disposition. La demande alimentaire augmente notamment des céréales mais aussi de la viande et des huiles végétales. D’après les projections pour nourrir la population mondiale la production devra augmenter de 70%. [2]

 

Néanmoins cela implique de revoir nos habitudes alimentaires ainsi que notre comportement. Chaque choix alimentaire a des conséquence sur notre santé et sur la planète.

Alors que l’enjeu dans les pays en développement est de pouvoir assurer une sécurité alimentaire dans les pays développés l’enjeu est de trouver une solution à la problématique environnementale et de santé publique concernant les comportements alimentaires.

 

Dans les pays riches le consommateur est un acteur clé, il dispose d’une liberté de choisir ce qu’il va consommer parmi tout ce qui lui est proposé. D’après une étude IPSOS « les français déclarent à 71% consommer davantage de produits bons pour la santé, et 70% des produits locaux. » [3]

 

Afin de comprendre les enjeux de notre siècle en matière d’alimentation nous nous demanderons dans quelles mesures les comportements du consommateur ont des répercussions sur la santé et sur l’environnement ?

Pour cela nous verrons dans un premier temps la consommation et le comportement alimentaire, leur évolution, les déterminants puis le rôle du consommateur. Puis nous analyserons les impacts sur la santé et enfin les impacts sur l’environnement, l’avenir des ressources naturelles, le dilemme du commercial mondial puis l’avenir de l’agriculture durable.

 

 


 

  1. Consommation et comportement alimentaires

 
  1. Evolution au cours des dernières années

 

Comme nous l’avons vu en introduction le monde fait actuellement face à un enjeu crucial : permettre à l’ensemble de la population mondiale de pouvoir au mieux avoir accès à une alimentation suffisante et équilibrée. Pour mieux comprendre l’enjeu auquel nous faisons face il est important de comprendre l’évolution de notre consommation alimentaire.

La façon dont l’Homme se nourrit a largement évolué ces dernières années. La raison de ces changements réside dans le progrès et la croissance de l’industrie agro-alimentaire.

A partir des années 50-60 de nombreux bouleversements ont marqué les habitudes alimentaires des consommateurs. L’offre alimentaire s’est largement diversifiée entrainant avec elle une nouvelle vision de l’alimentation dans notre société. Les modes de vie ont changé, les appareils électroménagers sont apparus entrainant une diminution du temps passé à cuisiner, l’Homme est devenu de plus en plus sédentaire. [4]

L’amélioration des produits a également participé à changer la manière de consommer. En effet, les processus de conservation tels que la surgélation, l’UHT (ultra haute-température) mais aussi la réfrigération ont rallongé la chaîne alimentaire, il est devenu possible d’acheter en quantité importante et de stocker ces produits plus longtemps. Cela a surpassé le marché de produits frais qui propose au contraire des produits frais qui se conservent peu de temps.

 

La représentation de l’alimentation a elle aussi complètement évolué, manger n’est plus un acte banal cela est devenu le miroir des classes sociales et des cultures.

Parallèlement les symboles de certains produits se sont inversés : la viande est devenu un produit de luxe, signe que le consommateur à des moyens suffisants pour pouvoir en consommer; alors qu’au contraire les légumes notamment les « vieux légumes » tels que le rutabaga ou les topinambours ont largement été délaissé.

Les paniers actuels sont de plus en plus composés de produits faciles à préparer voire déjà près à être réchauffés afin de répondre à un demande : pouvoir manger vite. Le constat actuel est le suivant : dans le panier d’un consommateur lambda on trouve de plus en plus de produits ultra- transformés, de protéines animales, de produits gras, contentant beaucoup de sucre et de sel. [5]

 

La société est pleine d’incohérences : d’un côté les messages de prévention sur les risques d’une alimentation déséquilibrée sur la santé et d’un autre le manque de conseils nutritionnels à destination de tous ou la mise en place d’outils tels que le Nutriscore qui ne convient pas à tous les produits.

    1. Les déterminants de nos comportements alimentaires

 

S’alimenter est un acte certes vital mais il joue aussi un rôle clé dans les relations sociales, le rapport à soi et à une culture. Le comportement alimentaire répond à un besoin physiologique : manger permet de survivre. Mais aujourd’hui avec l’abondance des produits qui sont à notre disposition l’Homme ne craint plus, dans la plupart des régions du monde, de manquer. Au contraire il recherche aujourd’hui à satisfaire sa curiosité et recherche le plaisir alimentaire dans l’acte de se nourrir.

Nous pouvons synthétiser les déterminants de nos comportements alimentaires en trois grandes catégories : les déterminants physiologiques, les déterminants psychologiques et enfin les déterminants socio-culturels et environnementaux.

 

Tout d’abord les déterminants physiologiques sont ceux qui permettent la régulation homéostasique de la prise alimentaire, c’est-à-dire que pour préserver l’équilibre de la prise alimentaire l’organisme s’auto-régule. Parmi ces déterminants se trouvent la faim et la satiété et les hormones, notamment l’insuline qui régule la glycémie. [6]

 

Les déterminants psychologiques sont quant à eux évoqués notamment par le biais des émotions. Le terme « nourriture émotionnelle » évoque le lien non-négligeable entre les différentes émotions (colère, angoisse, joie, stress …) influençant non seulement notre rapport à la nourriture mais aussi à la consommation alimentaire. Certains troubles alimentaires tels que l’hyperphagie, l’anorexie mentale et la boulimie peuvent être directement liés aux émotions.

L’Homme se construit également tout au long de sa vie des représentations mentales des aliments et fabriquent des schémas qui peuvent être dans certains cas difficiles à déconstruire.

Ces schémas influencent notre prise de décisions alimentaires et entrainent des comportements tels que la dérégulation de la prise alimentaire, la restriction cognitive et une fluctuation importante de poids chez certains individus. [6]

 

Le comportement alimentaire est  également déterminé par les  normes sociales et l’environnementales. Deux éléments clés ont une influence sur le comportement alimentaire dans la société : les produits proposés et leur qualité nutritionnelle ainsi que l’image du corps sain véhiculé généralement par les médias. Un lien établi existe entre l’offre alimentaire dans les supermarchés, notamment des produits gras, et sucrés qui jouent sur le plaisir et l’envie du consommateur et la prise alimentaire.

D’autres éléments sont à prendre en compte comme le contexte de la prise alimentaire (seul, en famille, entre amis) ainsi que le lieu (restaurant, maison, devant la télé…).

L’ensemble de ces déterminants définissent le comportement alimentaire de chaque individu. [6]

    1. Le consommateur : un acteur clé

 

A l’heure où la société doit faire face à de nombreuses problématiques le consommateur possède un rôle essentiel vis à vis de l’industrie agro-alimentaire.

Lorsque les modes de productions ont évolué et ont amené une grande diversité de « nouveaux produits » le choix alimentaire à complètement évolué. La composition du panier des foyers français est passée de légumineuses, de pommes de terre, de légumes et d’oeufs à des produits transformés et industriels. Bien que le consommateur doive faire face à une profusion de produits ultra-transformés dans les rayons des supermarchés, il peut choisir la manière dont il va consommer.

 

Néanmoins toutes les classes sociales n’ont pas toutes les mêmes représentations et connaissances sur l’alimentation. D’après l’INRA, les classes sociales favorisées ont plus  tendance à suivre et à comprendre les recommandations nutritionnelles véhiculées par exemple via les médias. Au contraire les classes sociales défavorisées ont plus tendance à se diriger vers les produits ultra-transformés, pour leur coût plus faible et leur aspect palatable.

Le prix des aliments est un argument qui rentre en compte lors des achats : manger équilibré et sain coûte plus cher peut souvent s’avérer être plus couteux. [6]

 

Bien que de nombreux messages de prévention soient réalisés, le consommateur décide en  fonction de ses propres représentations et connaissances nutritionnelles de ce qu’il doit consommer. Ainsi de plus en plus de consommateurs font le choix de changer de mode de consommation. L’objectif est de diminuer leurs achats en supermarchés de produits ultra- transformés, riches en matières grasses et en sucres au profit de produits bruts, non-transformés ou peu-transformés, et en apprenant à redécouvrir les aliments, notamment de saison, frais et cuisinés maison.

De nombreuses alternatives se présentent aux consommateurs : consommer bio, local, équilibré, de saison tout en limitant sa consommation de produits ultra-transformés.

 

A l’opposé, pour différentes raisons, notamment économiques et sociales, certains consommateurs choisissent d’acheter des produits ultra-transformés dont ils connaissent généralement les conséquences sur leur santé comme sur l’environnement.

Comment ces deux choix et actes influencent-ils leur santé et l’environnement ?

  1. Impacts sur la santé

 
    1. Impacts positifs

 

Les habitudes alimentaires influencent indéniablement la santé du consommateur. En effet lorsque l’équilibre alimentaire est respecté ainsi que l’équilibre psychologique et social on constate une diminution des risques de développement de maladies liées à la nutrition mais aussi une amélioration du bien-être et de la santé en général.

Globalement les recommandations du Ministère de la santé préconisent de consommer régulièrement des fruits et des légumes, des oléagineux, des légumineuses et des produits céréaliers notamment complets.

Une étude réalisée par l’Université d’Oxford en 2007 a par exemple montré qu’un régime alimentaire riche en antioxydants, fibres, vitamines et minéraux et la pratique d’une activité physique permettait de réduire les risques de maladies cardio-vasculaires. [7]

Les politiques de santé publique travaillent depuis plusieurs années à promouvoir une alimentation équilibrée notamment chez certaines populations comme les jeunes enfants.

Les recommandations ont pour objectif de limiter les risques de développer des pathologies liées à une alimentation déséquilibrée.

L’INSERM souligne qu’une « alimentation suffisante, équilibrée et diversifiée est indispensable à la croissance, au maintien de l’immunité, à la fertilité ou encore à un vieillissement réussi (performances cognitives, entretien de la masse musculaire, lutte contre les infections…). [8]

 

Une méta-analyse réalisée par l’Université d’Oxford en 2018 a étudié le lien entre une consommation suffisante d’aliments contenant des anti-oxydants et la longévité. Bien que ces études doivent être analysées avec prudence la science accorde des bienfaits des anti-oxydants sur l’organisme notamment sur le vieillissement cellulaire. [9]

 

Parallèlement la recherche travaille sur la possibilité de prévenir certains cancers grâce à une alimentation équilibrée. Une autre méta-analyse publiée dans le journal « The American Journal of Clinical Nutrition » a démontré que indice inflammatoire faible d’un aliment était relié à une protection contre certains cancers. Le caractère inflammatoire est un critère qui est souvent évoqué comme un moyen de réduire de nombreuses pathologies notamment à travers le régime cétogène. [10]

L’étude Bionutrinet de 2019 a montré par ailleurs une diminution des risques de développer un syndrome métabolique chez les consommateurs de produits issus de l’agriculture biologique. [11] Le bio de part son absence de pesticides, d’antibiotiques et d’additifs semble être une bonne alternative pour préserver sa santé et permettre de changer ses habitudes de vie. Consommer biologique amène souvent le consommer à se tourner vers le local, de saison, à cuisiner plus sainement et à prendre conscient de son impact sur l’environnement.



 

[8] INSERM - « Nutrition et santé » - consulté sur le site web : https://www.inserm.fr/information-en- sante/dossiers-information/nutrition-et-sante

    1. Impacts négatifs

 

Selon l’OMS de mauvaises habitudes alimentaires peuvent entraîner différentes pathologies de plus en plus répandues dans le monde. Nous l’avons évoqué dans la partie précédente : l’équilibre alimentaire ainsi qu’un mode de vie sain sont essentiels pour rester en bonne santé. Tous les nutriments sont nécessaires, néanmoins la qualité, la quantité ainsi que la manière dont ils vont être consommés vont influencer les effets sur la santé. Les recommandations actualisées préconisent la diminution de la consommation de produits ultra-transformés, qui représentent 35,9% des apports énergétiques des français. [12]

Riches en acides gras trans, en sel, en sucre et en additifs ils sont largement consommés en Occident.

Le sucre en particulier représente un enjeu important dans notre société. En France 20 à 30% des consommateurs ont des apports supérieurs aux recommandations. [13]

Les conséquences d’une consommation trop importante de sucre notamment sous forme de fructose (jus, smoothies …) est reliée à un risque élevé de diabète de type 2 et d’obésité. Le fructose est présent dans de nombreux produits de l’industrie agro-alimentaire comme les gâteaux et les sucreries, souvent consommés par les enfants. De plus le fructose lorsqu’il est consommé en quantité élevée peut entrainer des problèmes tels qu’une insulino-résistance ainsi qu’une stéatose hépatique. [14]

 

Parmi la famille des aides gras, les acides gras trans, surtout présents dans des produits tels que les viennoiseries, les quiches industrielles, certaines margarines et des plats cuisinés peuvent entrainer de nombreux désordres. [15]

Alors que la consommation de produits issus de l’agriculture biologique permet de réduire l’exposition du consommateur aux produits toxiques au contraire certains composants tels que les produit phytosanitaires et les perturbateurs endocriniens sont étudiés pour leur potentielle dangerosité. Un rapport de ARS (agence régionale de santé) sur les perturbateurs endocriniens souligne que ceux-ci peuvent être responsables d’affecter les mécanismes de reproduction et d’entrainer des troubles métaboliques et peuvent favoriser certains cancers. [16]

Il demeure important de continuer d’analyser ces composants présents dans l’alimentation afin de prévenir au mieux la population des risques potentiels.

  1. Impacts sur l’environnement

 
  1. L’agriculture intensive : quel avenir pour les ressources de la planète ?

 

A une époque où l’enjeu est de nourrir plus de 7 milliards d’habitants une véritable question se pose : quel impact représente l’agriculture actuelle sur l’environnement ?

Avec le temps l’agriculture a dû s’adapter pour produire plus afin de satisfaire les besoins de tous. Néanmoins l’Homme a peu à peu basculé vers la surconsommation et l’état des ressources naturelles inquiète les scientifiques. Actuellement 70% de la déforestation est directement liée la production agricole et 90% du poissons issus des océans sont surexploités. [17]

 

Aujourd’hui l’impact de population mondiale sur les ressources naturelles est dû à la surexploitation des terres et des forêts notamment pour y cultiver des produits tels que le soja ou l’huile de palme. Cela entraine une disparition progressive des forêts. Ainsi 13 millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année, mettant en danger les espèces animales et végétales mais aussi l’équilibre climatique. [17]

 

La viande a vu sa consommation exploser ces dernières années, avec 323 millions de tonnes produites en 2017. La demande en viande a largement augmenté entrainant une progression de l’offre dans les supermarchés. Néanmoins la viande, en particulier lorsqu’elle est produite de manière intensive accroit l’émission de gaz à effet de serre et consomme une quantité importante d’eau. Selon la FAO cet industrie va encore s’amplifier d’ici l’horizon 2080 avec une production estimée à 524 millions de tonnes. [2]

 

La biodiversité est également impactée par l’agriculture intensive. Certaines espèces de poissons disparaissent peu à peu, notamment celles qui sont pêchées illégalement. Les insectes sont aussi en dangers dû à l’utilisation intensive de produits phytosanitaires sur les plantations. Alors que 75% des terres cultivées dans le monde dépendent du processus de pollinisation plus de 40% des espèces pollinisatrices sont en danger d’extinction. [18]

Cela représente un véritable enjeu pour l’avenir de l’humanité puisque la totalité de la biodiversité dépend de la pollinisation.

La qualité de l’eau a elle aussi diminuée, dû à l’usage de produits comme les pesticides, mais aussi les phosphates et nitrates. Aujourd’hui en France seuls 7% des point d’eaux ne sont pas contaminés par les pesticides. [19]

Tout ce qui englobe la consommation massive a un impact sur l’environnement, des produits importés, au transport en passant par le sur-emballage et la distribution.

    1. Commerce mondial : entre importation et production local

 

La mondialisation a apporté au consommateur une diversification alimentaire importante. Aujourd’hui dans les supermarchés on trouve des produits venant du monde entier en particulier les fruits et légumes, mais aussi le poisson, la viande et les fruits de mer, au profit des produits locaux. Ces produits sont peu à peu rentrés dans les habitudes du consommateur. C’est notamment le cas des aliments comme l’avocat qui a vu sa consommation exploser en Europe de 65% entre 2016 et 2018. [20]

Très plébiscités par les consommateurs les produits importés consomment en moyenne pour une tonne de produit 570 à 1580 g/tonne/km de CO2 par avion. Ce mode de transport est largement majoritaire. Les consommateurs sont désormais habitués à voir sur les étals des supermarchés des fruits et légumes provenant du monde entier, récoltés avant leur murissement afin qu’ils supportent le voyage en avion, ainsi que des fruits et légumes hors saison, comme les fraises ou les tomates en hiver. Le mode de consommation a été impacté par cette offre alimentaire illimitée. Néanmoins les habitudes de consommation commencent peu à peu à évoluer. Le constat est le suivant : aujourd’hui les produits alimentaires présents dans les supermarchés sont issus de circuits de distribution longs et engendre des émissions de CO2 importantes, un sur-emballage et impactent également les emplois et les conditions de travail des producteurs. [21]

 
    1. Agriculture durable

 

Nous l’avons vu précédemment l’agriculture intensive appauvrit peu à peu les ressources naturelles essentielles. Pour contrer cette évolution un modèle prend de l’ampleur : l’agriculture durable. Cette agriculture se définit comme l’association d’une production biologique ainsi que locale.

L’objectif est de préserver la biodiversité, la terre ainsi que de respecter le producteur.

Aujourd’hui 82% des français choisissent de consommer des produits français et de plus en plus suivent un régime flexitarien c’est-à-dire une diminution de la consommation de viande et de poisson. [22]

Les consommateurs deviennent de plus en plus conscients de leur impact sur l’environnement et changent peu à peu leurs habitudes alimentaires.

Conclusion

 

Les habitudes alimentaires des consommateurs ont fortement évoluées ces dernières années. L’offre alimentaire s’est démultipliée et le consommateur consomme désormais différemment. Néanmoins de nouveaux enjeux se présentent à l’Humanité. La population ne cesse d’augmenter, les ressources alimentaires et naturelles diminuent peu à peu et les questions sociales sont au centre des préoccupations.

Aujourd’hui on s’intéresse de plus en plus aux conséquences de nos choix alimentaires sur la santé mais aussi sur l’environnement.

Manger des produits ultra-transformés peut causer de nombreux troubles : syndrome métabolique dont obésité et diabète mais aussi des cancers. Parallèlement le manque de certaines familles d’aliments comme les fruits et légumes peut non seulement déséquilibrer le régime alimentaire mais aussi diminuer une source importante d’antioxydants, de vitamines et de minéraux ainsi que de fibres. Les aliments ultra-transformés étant des calories vides ils n’ont pas d’intérêts nutritionnels. De plus ils ont un impact néfaste sur l’environnement puisqu’ils contiennent souvent de l’huile de palme ou des ingrédients qui viennent de l’autre bout du monde. Le consommateur est donc responsable de ses choix alimentaires et de son impact sur l’environnement et sur les producteurs.

De plus en plus d’entreprises s’engagent néanmoins pour favoriser le local, comme Carrefour qui a choisi de proposer 95% de fruits et légumes d’origine française.

 
 
 

Bibliographie

 
  1. Nations Unies - « La population » - consulté sur le site web : https://www.un.org/fr/sections/issues- depth/population/index.html

  2. FAO - « L’agriculture mondiale à l’horizon 2050 » - Octobre 2009 - consulté sur le site web : http:// www.fao.org/fileadmin/templates/wsfs/docs/Issues_papers/Issues_papers_FR/ L’agriculture_mondiale_à_l’horizon_2050.pdf

  3. IPSOS - « Alimentation durable : les Français de plus en plus attentifs à ce qu'ils mangent » - Novembre 2016 - consulté sur le site web : https://www.ipsos.com/fr-fr/alimentation-durable-les-francais- de-plus-en-plus-attentifs-ce-quils-mangent

  4. Ministère de la santé - « Consommation alimentaire et état nutritionnel de la population vivant en France » - consulté sur le site web : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/conso.pdf

  5. FAO - « Promotion de régimes alimentaires appropriés et de modes de vie sains » - consulté sur le site web : http://www.fao.org/3/W0073F/w0073f39.htm

  6. Claire SABBAGH - « Les comportements alimentaires - Quels en sont les déterminants ? Quelles actions pour les faire évoluer vers une meilleure adéquation avec les recommandations nutritionnelles ? » - 2012 - consulté sur le site web : https://www.ocl-journal.org/articles/ocl/full_html/ 2012/05/ocl2012195p261/ocl2012195p261.html

 
  1. Oxford Academic - « Nutrition, physical activity, and cardiovascular disease: An update » - Janvier 2007 - consulté sur le site web : https://academic.oup.com/cardiovascres/article/73/2/326/486833

  2. INSERM - « Nutrition et santé » - consulté sur le site web : https://www.inserm.fr/information-en- sante/dossiers-information/nutrition-et-sante

  3. Oxford Academic - « Dietary Antioxidants, Circulating Antioxidant Concentrations, Total Antioxidant Capacity, and Risk of All-Cause Mortality: A Systematic Review and Dose-Response Meta-Analysis of Prospective Observational Studies » - Novembre 2018 - consulté sur le site web : https:// academic.oup.com/advances/article/9/6/701/5103922

  4. Sushil Kumar - « Inflammation and cancer » - 2016 - consulté sur le site web : https:// www.sciencedirect.com/science/article/pii/B978012374279717002X

  5. J.Baudry - « Association between organic food consumption and metabolic syndrome: cross- sectional results from the NutriNet-Santé study. » - Août 2017 - consulté sur le site web : https:// www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28770334

  6. INSERM - « Consommation d’aliments ultra-transformés et risque de cancer » - février 2018 - consulté sur le site web : https://presse.inserm.fr/consommation-daliments-ultra-transformes-et-risque- de-cancer/30645/

  7. ANSES - « Sucres dans l’alimentation » - Février 2018 - consulté sur le site web : https:// www.anses.fr/fr/content/sucres-dans-l’alimentation

  8. SFN - « La consommation de fructose fait l’objet d’une controverse quant à ses effets sur la santé. Qu’en est-il réellement ? » - consulté sur le site web : http://sf-nutrition.org/consommation-de-fructose- lobjet-dune-controverse-quant-a-effets-sante-quen-reellement/

  9. ANSES - « Les acides gras trans » - Mai 2016 - consulté sur le site web : https://www.anses.fr/fr/ content/les-acides-gras-trans

WHO - « Diet, nutrition and the prevention of chronic diseases » - Février 2002 - consulté sur le site web

: https://www.who.int/dietphysicalactivity/publications/trs916/summary/en/

 
  1. ORS - « Perturbateurs endocriniens, effets sur la santé et leviers d’action en région » - Mars 2019 - consulté sur le site web : https://www.ors-idf.org/fileadmin/DataStorageKit/ORS/Etudes/2019/ Perturbateurs/FOCUS_perturbateurs_endocriniens_.pdf

  2. WWF - « Bien manger, pour soi et pour la planète » - consulté sur le site web : https://www.wwf.fr/ agir-au-quotiden/alimentation

  3. Futura Planète - « Le déclin des pollinisateurs menace l’agriculture mondiale » - Février 2018 - consulté sur le site web : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/developpement-durable- declin-pollinisateurs-menace-agriculture-mondiale-61804/

  4. Ministère de la Transition écologique et solidaire - « Lutte contre les pollutions de l’eau » - Janvier 2020 - consulté sur le site web : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/lutte-contre-pollutions-leau

  5. L’info durable - « La consommation d’avocats à exploser en Occident » - Janvier 2019 - consulté  sur le site web : https://www.linfodurable.fr/la-consommation-davocats-continue-dexploser-en- occident-9126

  6. Observatoire Bruxellois de la consommation durable - « Combien de kilomètres contient une assiette » - Novembre 2015 - consulté sur le site web : http://www.profacility.be/piclib/biblio/ pdf_00000551FR.pdf

  7. Avisé - « Les comportements alimentaires des Français passés au crible » - Décembre 2019 - consulté sur le site web : https://www.avise-info.fr/alimentaire/les-comportements-alimentaires-des- francais-passes-au-crible

0

Commentaires

Image CAPTCHA